vendredi 3 septembre 2010

15:23, Paris, France



PiY (publish it yourself) est une belle idée (partagée avec Laurence Vecten) qui prend forme : la présentation d'une petite centaine de livres auto-produits par des photographes du monde entier. C'est à voir le week-end du 11 & 12 septembre dans les beaux jardins de la Maison d'art Bernard Anthonioz. L'entrée est gratuite et vous pourrez aussi profiter d'une exposition de Willy Ronis.

PiY

dimanche 22 août 2010

14:46, Paris, France

J'ai l'impression que tout commence à prendre forme, à trouver plus de cohérence. Il a beaucoup encore à faire, beaucoup à refaire mais je sais comment et où. J'ai mieux identifié ce qui ne fonctionnait pas, un peu mieux cerner ce qui au contraire pouvait être vivifiant. Les modèles sont lumineux, j'ai beaucoup de chances et je ne peux pas m'empêcher de montrer ce petit aperçu.

dimanche 15 août 2010

14h56, Paris, France


Je crois que je me rends enfin compte de l'étendue du chantier, c'est de la folie ! Arriver à 100 images est un pari dingue, irréalisable avec le temps que j'ai. Je vais continuer mais si je peux je vais étendre encore plus le planning, refaire et défaire les plans. Pour bien faire il faudra travailler un jour sur une seule photographie. Il ne faut pas se précipiter, remplir les cases vides.
C'est je crois le projet d'un an ! et finalement c'est vrai que le plus important ce ne sont pas les raccords, si les visages changent d'une image à l'autre ce n'est pas bien grave.Je me souviendrai toujours de Dityvon qui disait chez Serge Daney, que si dans une année on avait produit une image satisfaisante, on pouvait s'estimer heureux. Il avait tellement raison ! Quoi qu'il en soit l'entreprise reste fascinante, stimulante, imprévisible. Alors ...

vendredi 13 août 2010

21h45, Paris, France



Après deux jours pleins, je commence à assembler les premières images, il y aura beaucoup de combinaisons possibles. Pour l'instant je multiplie les options pour éviter que l'on retrouve les mêmes motifs, poses ou gestes. Comme prévu je n'arrive pas du tout à visualiser si tout cela va former un tout convaincant, suffisamment uni pour proposer une lecture cohérente, qui raconte quelque chose. Je suis très content des modèles rencontrés, de leur disponibilité.
J'ai décidé de rajeunir les adultes par rapport au film, pour éviter de gros écarts d'age. Demain va être une journée différente car il y aura plusieurs modèles à la fois, il va falloir prendre du temps avec chacun, avoir un attention identique ... A suivre

jeudi 29 juillet 2010

15h46, Pantin, France


Ca y est, Elephant 3.0. c'est vraiment parti, une première journée de prises de vues, quelques tests et je me rends compte de l'étendue du travail à fournir, du temps nécessaire qu'il faudra accorder à chacun. Je sais déjà que mon plan de travail ne va pas fonctionner, qu'il est trop étroit. Même si les modèles du jour étaient parfaits, je sais qu'il ne faudra négliger aucun des autres visages à venir, aucune option, aucun détails, qu'il ne faudra pas hiérarchiser : chaque photo doit avoir la même importance, la même nécessité, la même urgence.
Et puis, je constate de nouveau, qu'il faut s'éloigner du sujet (le film), dériver pour finalement s'en approcher le plus, alors l'aventure continue ... avec beaucoup de joie.

mardi 13 juillet 2010

14h12, Pantin, France




Quelques notes après mon retour de Pantin où je viens de repérer de façon plus précise certains des décors du projet Elephant 3.0.

Le traitement du fait-divers de Columbine est une lecture possible du film mais c'est loin d'être la plus intéressante, c'est un prétexte, un alibi pour entrer dans le campus.

Ce qui fascine le plus c'est la volonté photographique qui est énoncée très rapidement et très distinctement dès le début du film. Une des premières séquences montre Elias, jeune photographe dans un parc près de son lycée, appareil à la main, il aborde deux adolescents et leur demande s'ils acceptent d'être pris en photo. Finalement Gus Van Sant va avoir la même démarche tout au long de son film : il va portraiturer et ce n'est pas le portait de la jeunesse américaine qu'il veut faire, c'est le portrait très particulier d'une dizaine de visages choisis (comme le fait Elias) presque au hasard des couloirs d'un lycée.

Le film c'est eux ! et c'est sans doute pourquoi les prénoms des personnages centraux (qui sont logiquement les mêmes que ceux des comédiens) viennent chapitrer le récit.
L'idée centrale de Elephant 3.0 tourne bien écidemment autour de cela : faire une série de portraits et arriver à capter les expressions propres et les plus véridiques possibles des visages photographiés même si le dispositif dans lequel ils seront placés (il faudra rejouer le film) risque d'être antinaturel.

Penser à cette phrase de Bresson : "Je vous invente comme vous êtes"

C'est vrai que l'idée de reproduire les plans est possiblement une grosse contrainte et pourtant c'est un challenge très excitant et plutôt que de parler de reproduction, je préfère parler de reprise car il y a plus encore dans ce mot le sens de continuation.
Il s'agit bien d'avancer : de se servir de détails précis inscrits dans le film, de gestes, de postures mais comme d'une base et d'arriver à proposer autre chose.

C'est par ailleurs attirant de faire cet exercice à partir d'un film de GVS qui s'est toujours intéressé de près à la problématique (il a refait à l'identique le Psycho de Hitchcock, Elephant est ouvertement inspiré du film éponyme d'Alan Clarke, il joue ici clairement avec des codes de son précédent film Gerry, etc ...)

L'autre grande astreinte (apparente) sera de proposer des images qui arriveront à remplir (et non à condenser) les grandes étendues des plans séquences et qui parviendront à conserver l'incroyable mobilité et les circulations multiples du film.

Au final, est-ce que les photographies issues du film mais redéployées ailleurs viendront raconter quelque chose ? diront-elles la même chose que dans Elephant, diront-elles quelque chose sur les modèles choisis ?

A suivre ..

lundi 21 juin 2010

10h30, Paris, France

De la production. Il se trouve qu'en ce moment je photographie beaucoup, des centaines d'images par jour pour répondre à plusieurs commandes. Mon disque dur (interne) en est presque saturé. C'est finalement très bizarre de se retrouver avec autant de captures ... Il y a cette notion de hasard, la possibilité de se dire que dans le lot, il y aura bien quelque chose à sauver. Ce sont des sentiments avec qui j'ai du mal à manoeuvrer car j'ai l'impression d'avancer à l'envers, pas forcément pour de bonnes raisons : mon envie n'est pas à l'origine de l'entreprise. Alors il faut composer, trouver l'appétit. J'y arrive parfois au milieu des contraintes et parfois, ça ne prend pas, je sais que la combinaison est mauvaise, que je ne suis pas libre de mes propositions. Mais je ne me plains pas, je sais bien que dans l'astreinte il y a toujours une voie vers l'indépendance.

samedi 12 juin 2010

23h45, Saint-Cloud, France



C'est un exercice compliqué. Techniquement je n'avais jamais réellement tenté de capter un feu d'artifice, la configuration assise dans un parc entouré de milliers de personnes n'arrangeant rien. Esthétiquement j'y allais un peu à reculons, il y a (encore) tellement de belles choses faites sur ce sujet. Le but n'était pas de contourner, d'aller du côté des très beaux travaux n&b de Hedi Slimane ou Pierre Le Hors. J'avais envie de couleurs et surtout de matières. La chance a été d'être si près du spectacle, juste en dessous des projectiles et du coup des fumées, des traces, des fausses étoiles et je me suis retrouvé au beau milieu du cosmos et this was harcore !

dimanche 6 juin 2010

14h02, Sète, France


En haut de cette ville improbable qu'est Sète je me mets à réfléchir à cette question que l'on me pose parfois : quelle est la différence entre la/ma pratique de la photographie comme occupation passagère ou comme occupation principale ? Il y a, selon moi, deux grands axes de réponses : le temps et la substance. Le fait de vider son disque dur personnel et de prendre tout le temps nécessaire pour le remplir quasi exclusivement de problématiques qui touchent aux images est un grand luxe qui change beaucoup de choses dans la façon dont je capte les éléments.
Et puis, le fait de travailler pour soi, d'attaquer certains chantiers directement, parfois de façon insouciante mais sans avoir besoin d'une quelconque validation est un autre très grand luxe.
Chaque fois que ces grandes respirations sont un peu compromises, j'ai l'impression de m'éparpiller, de prendre un mauvais chemin.

dimanche 23 mai 2010

20h55, Stromboli, Italie




En haut du Stromboli, face à un coucher de soleil, à la mer et au spectacle baroque qu'effectue le volcan, je me dis que la nature m'inspire de plus en plus, qu'elle est inépuisable et si j'arrive à capter des moments où le corps de l'homme y trouve conjointement une place, la photographie sera(peut-être) intéressante.
Avant les îles Eoliennes, il y a eut une semaine à Palerme, c'est toujours compliqué pour moi de photographier les villes remplies d'Histoire, les villes monumentales et je me dis encore une fois que je n'y suis pas assez allé, pas assez rentré. Pourtant je suis content d'avoir, grâce à l'énergie de mon amie Leda, pu rencontrer des jeunes gens qui y vivent, d'avoir fait ces séances de portraits autour de ce canapé rouge. La prochaine fois, il faudrait déplacer ces rencontres dans la ville même, dans les rues ...
Les photos sont visibles sur le site et la série sicilienne s'appelle ISOLE.

samedi 1 mai 2010

18h22, Paris, France



Je me suis replongé dans "written on the wind" une série réalisée il y a deux ans dans mes montagnes magiques. Elle avait été conçue pour un concours autour de la télévision et j'avais décidé de déplacer certains des dialogues du film de Douglas Sirk au milieu des couleurs automnales. Je n'ai jamais su comment exposer ces images alors j'en ai fait un petit livret ...

vendredi 23 avril 2010

17h25, Paris, France

Peu d'images depuis un mois, peu d'images de moi si ce n'est quelques expérimentations intéressantes, mais un besoin de voir beaucoup d'autres images, beaucoup de photogrammes.
Et pour contourner l'inactivité, un nouveau blog sans prétention, une collection d'images essentielles et de grandes inspirations .... A visiter ici : http://petravonkant.blogspot.com

mardi 16 mars 2010

9h33, Paris, France



Accrochage démonté, trous rebouchés, conte collés stockés, premières livraisons. L'après exposition est aussi active que l'avant avec le poids du bilan en plus. Je suis ravi d'avoir autant vendu et que trois tirages des fjords soient partis. Il y a de plus en plus d'yeux qui rencontrent les images mais ce n'est jamais assez pour moi, je suis toujours frustré qu'à un moment précis les visites stoppent. Je rêve d'un atelier perpétuel, d'un mur où des images seraient toujours accrochées, à la possibilité de toujours pouvoir montrer dans de bonnes conditions... En attendant il faut reprendre la route, produire, je suis heureux de repartir enfin quelques jours entre Rotterdam et Anvers. J'espère y trouver de nouvelles pistes.

mardi 2 mars 2010

12h28, Paris, France



Dernière ligne droite avant l'accrochage de l'éclipse. Il me reste à finaliser une version plus grande du Dynasty mais le reste des images est quasi prêt, je suis content du nouveau cadre en verre que j'ai dessiné, lancé l'impression de trois nouvelles éditions ZP (un nouveau round anynomus, un livret special lovestoned et un catalogue), peur mais excité de voir les grands tirages débarquer demain et puis il y a toujours ce moment particulier, difficile de l'accrochage, des instants où rien ne va et puis ceux, j'espère, où les images trouvent naturellement leur place, ce sera mon travail de jeudi et vendredi. Les portes s'ouvrent à partir de samedi 11h ...

jeudi 18 février 2010

15h37, Pantin, France



Je me suis enfin frotté à "Elephant". Je ne pouvais pas garder les dispositifs en tête plus longtemps. Première séance de travail donc, dans un lieu aux circulations idéales avec Arthur comme modèle idéal. Je suis maintenant convaincu qu'il faut continuer. Je suis aussi certain que cela prendra plus de temps que prévu, c'est un énorme chantier avec des possibles partout. Il y a quelques petits décors à trouver et surtout encore beaucoup de visages à trouver et approuver mais je vais prendre le temps et aborder mes déclinaisons Elephant 3.0

mardi 9 février 2010

17h22, Paris, France


Expérimentation.
Le verre c'est fabuleux ... après les boites, je teste les miroirs.
Autour d'un portrait, début de la série "Dynasty"







dimanche 7 février 2010

20h23, Paris, France




Déjà février ! Je ne me plains pas de ce début d'année qui file à tout allure ! Malgré l'absence de voyages et des séances de photographie beaucoup moins nombreuses, de belles choses arrivent : des tirages qui se vendent, des nouvelles expérimentions excitantes, des publications qui se perfectionnent (voir le zabriskiept 04 et un hors série si je peux dire, round anynomus sur lequel je me suis beaucoup amusé), un projet d'organiser un week-end autour des zines home made de photographie en septembre et puis un nouvel accrochage en plein Paris pour début mars (autant dire tout de suite).
Je pense appeler cet accrochage "Un jour après l'éclipse" (oui c'est un peu une obsession). L'idée est de scénariser un peu les photos sans les sur expliquer, de situer un dispositif : dans le monde, vers 2010, un jour après une éclipse on commence à voir apparaître des premiers dérèglements, perturbations, emballements, des micros débordements qui modifient doucement, la nature, les visages, les sentiments ...
Je termine un premier tri de photographies, ce ne sera quasiment que de nouveaux tirages (une bonne vingtaine) dont un que je veux tirer en grand (1m/1m50).
Tout cela m'empêche de trouver le sommeil ... mais c'est fabuleux.

Vérifier l'orthographe

mercredi 13 janvier 2010

13h13, Paris, France




2010 ! c'est sans doute l'année plus risquée pour moi dans cette nouvelle aventure de vie. Il va falloir tenir bon, chercher les commandes, trouver les moyens de continuer à balader mon oeil. Être surpris par la magie des villes, la lumière des visages ... c'est tellement vers cela que je veux aller, trouver des chemins inexplorés pour y arriver.
Je suis confiant et je me souhaite une belle année.

jeudi 7 janvier 2010

20h54, Paris, France




Zabriskiept.04 vient de sortir. Le numéro s'appelle "Les Montagnes Magiques", ce sont mes fameuses montagnes inépuisables.
C'est une édition de 30 livret (10x15 cm), 32 pages, 20 photos.
Vous pouvez le commande en cliquant sur le lien à droite.

mercredi 23 décembre 2009

14h48, Guillaumes, France



Après ces semaines sans photographies (mais bien occupées), descendre dans le sud, voir et un peu capter ce merveilleux spectacle est une vraie récompense, un vrai cadeau de Noël : le ciel se consume, il y a des déserts blancs et des rivières noires. Le temps est affreux mais le déchaînement qu'il entraîne est fascinant. Encore une fois, ces montagnes m'accompagnent, me surprennent, me remplissent les yeux. Merci

mardi 8 décembre 2009

23h26, Paris, France

No photos last night, and the nights before. Le temps file. Si je réfléchis je n'ai pas pris une photo, une vraie photo depuis septembre (ce qui explique aussi le minimaliste des derniers posts). Il n'y a pas de lassitude, mais moins de voyages, des envies qui vont partout et qui (me) déconcertent, du temps passé à côté, des interrogations sur le commercial, la crainte des dispositifs balisés, la volonté compliquée d'aller vers du simple ... La multiplication de mes images m'épuise (au sens médical). Les murs de la maison sont remplis de mes tirages, les cadres et le papier bulle ont l'air de se reproduire et de se dévorer. J'ai envie de murs vides, d'espace, de pages blanches.

jeudi 26 novembre 2009

19h51, Paris, France



La maison se transforme parfois en atelier improbable, le bordel est partout entre l'encre des imprimantes (l'epson 3880 vient d'ailleurs d'atterrir), la colle du vinyl, le craft robo et le papier de soie. Je dois m'astreindre à de la grande précision, c'est pas toujours gagné. La factory travaille en ce moment sur le premier numéro de L'Eclipse, la nouvelle édition de Zabriskiept.
Le 01 s'appelle La lande des selves et les photographes : Vivien Ayroles & Stefano Marchionini.

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